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Un peu d'Histoire

Qui deviendra roi ou reine après Elizabeth II : les 15 prétendants au trône d'Angleterre

Elizabeth II est la reine du Royaume-Uni depuis 1952, année où mourut son père, le roi George VI. Elle épousa en 1947 Philip Mountbatten, devenu duc d’Edimbourg, avec qui elle eut quatre enfants : Charles, Anne, Andrew et Edward. Née en 1926, la reine d'Angleterre devrait régner jusqu’à sa mort. La succession au trône britannique répond à un ordre protocolaire strict. C'est le trône de seize États indépendants et souverains, dits royaumes du Commonwealth. Le détenteur du trône porte également le titre de gouverneur suprême de l'Église d'Angleterre.

Voici l'ordre de succession au trône britannique, fixé en 1701 et modifié en 2013 :

1. Charles de Galles

Né en 1948, Charles est le fils aîné d’Elisabeth. Le prince de Galles est l’héritier de la couronne. Il a fêté ses 68 ans le 14 novembre 2016. Il devrait être l’homme le plus âgé à monter sur le trône du Royaume-Uni. Marié à Diana Spencer de 1981 à 1996, il épousa en secondes noces Camilla Parker Bowles en 2005, devenue par ce mariage, duchesse de Cornouailles.

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Qui a dit : "L'exactitude est la politesse des rois" ?

loui xviii"L'exactitude est la politesse des rois" est selon le banquier Jacques Lafitte (1767-1844) une formule prononcée par Louis XVIII, frère aîné de Louis XVI.

Après l'abdication de Napoléon Ier en 1814, on annonça à Louis XVIII qu'il était roi. "Ai-je jamais cessé de l'être ?" répondit-il. Il data les actes de son règne comme si la Révolution et le Premier Empire n'avaient jamais existé. Car depuis la mort le 8 juin 1795 de son neveu, Louis XVII, dans la prison du Temple à Paris, l'exilé se considérait comme roi de jure (roi en théorie). Chassé en 1815 par le retour de Napoléon de l'Ile d'Elbe, il récupéra son trône après les Cents jours de Waterloo.

Jusqu'à son dernier souffle, Louis XVIII fut soucieux d'exactitude. En 1824, alors à l'agonie, il confia à son médecin : "Allons, finissons-en, Charles attend". (son frère cadet, le futur Charles X)

Une bien belle formule, à laquelle a répondu André Maurois : « Et le retard, la politesse des artistes ».



"L'Etat, c'est moi" n'a jamais été prononcée par Louis XIV

louis xiv charles lebrun"L'Etat, c'est moi". Voilà sans doute la citation la plus célèbre de l'Histoire de France, attribuée à Louis XIV, et censée illustrer la monarchie absolue. Vous le savez, j'aime dénoncer les clichés, légendes et autres idées reçues historiques... En voici une de plus ! En effet, le Roi-Soleil n'aurait jamais prononcé cette phrase. Petit rappel des faits.

La scène à l'origine de cette légende est racontée par Louis Madelin.

En 1654, Louis XIV est sacré roi à Reims, mais dans les faits, c'est Mazarin qui exerce le pouvoir dans le royaume. Sur son conseil, et pour pouvoir continuer la guerre avec l'Espagne, Louis XIV signe différents édits destinés à faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat. Les magistrats du Parlement de Paris, chargés d'entériner les décisions royales, enregistrent ces édits le 20 mars 1655, mais certains d'entre eux contestent leur légalité.

Le 13 avril 1655, le Parlement de Paris est réuni en audience solennelle. Le jeune Louis XIV revient de la chasse et porte encore ses bottes et sa cravache sous le bras. Il entre inopinément dans la salle où sont assemblées les robes rouges et dit : "Chacun sait combien ces assemblées ont excité de troubles dans mon état et combien de dangereux effets elle y ont produits. J'ai appris que vous prétendiez encore les continuer sous prétexte de délibérer sur les édits qui naguère ont été lus et publiés en ma présence. "Je suis venu tout exprès pour en défendre la continuation", continue-t-il en montrant du doigt ces Messieurs des Enquêtes. Puis, Louis XIV se lève promptement, sa cravache toujours sous le bras, sans qu'aucun de la Compagnie eût dit une parole. On affirma par la suite que le roi aurait conclu en se levant : "Messieurs, l'Etat, c'est moi !", ce que plusieurs historiens réfutent.

Et dire qu'on nous apprend ça à l'école ! Quel dommage... Je ne suis pas spécialement fan de Louis XIV, mais il est plus complexe que ça et moins caricatural.
Louis XIV dira sur son lit de mort : "Je m'en vais, mais l'Etat demeurera toujours" et a toujours soutenu le principe selon lequel l'Etat est plus important que le Roi.

Il est vrai que la formule "L'Etat, c'est moi" correspondait un tant soit peu aux pratiques du Roi-Soleil durant ses jeunes années de règne (culte de la personnalité), mais avec le temps, Louis le Grand se fit plus humble, affirmant qu'il faut se soumettre aux volontés de Dieu, notamment lors des terribles deuils qui accablèrent sa famille. Dieu me punit, je l'ai bien mérité, voilà son credo de fin de vie. Ce n'est pas cette image du roi pieux et humble qu'on retient, et pourtant ô combien elle est importante...

Image : Louis XIV en 1661 par Charles Le Brun

 

L'origine de l'expression "Après moi le déluge !" : Louis XV et Mme de Pompadour

marquise de pompadourD'où vient la fameuse expression "Après moi, le déluge" ? Selon les sources, elle daterait du XVIIIe siècle.

L'expression "Après moi le déluge", que l'on pourrait traduire par "Peu m'importe ce qu'il va se passer (après ma mort), même si c'est une catastrophe", est attribuée tantôt à Louis XV, tantôt à sa favorite Madame de Pompadour.

Le roi Louis XV, parlant de l'héritier du trône, l'aurait employée pour dire qu'il se moquait complètement de ce que ce dernier pourrait faire après sa disparition. Mais on évoque plus souvent la marquise de Pompadour qui, se faisant peindre par Quentin de La Tour, vit arriver son royal amant, accablé par la défaite de Rossbach face aux troupes de Frédéric II en 1757, lui aurait dit: "Il ne faut point s'affliger : vous tomberiez malade. Après nous le déluge !"

Le mot se répandit vite et devint un proverbe, si bien que Frédéric II lui-même l'utilisa en 1782.

Selon Claude Duneton, l'expression existait déjà bien avant et aurait été remise au goût du jour par l'astronome Maupertuis qui avait annoncé le retour de la comète de Halley pour 1758, en indiquant qu'elle provoquerait un nouveau déluge et peut-être la fin du monde.

Image : Maurice Quentin de la Tour, Portrait de la Marquise de Pompadour, 1748-1755, Paris, Musée du Louvre

Le parfum de Marie-Antoinette

parfum marie-antoinette fargeonAu cours de l'Histoire, le parfum a eu trois fonctions : honorer les dieux, lutter contre les maladies et séduire. Le parfum était essentiellement associé à l'aristocratie, et notamment aux rois et aux reines. Quand on songe à Versailles, on songe aussitôt aux effluves et aux senteurs des courtisans. Quel était le parfum de Marie-Antoinette ?

Le parfumeur de la reine se nommait Jean-Louis Fargeon et venait de Grasse. C'était le fournisseur officiel de la plupart des membres de la famille royale comme Monsieur, le frère du roi (futur Louis XVIII), Mesdames, tante de Louis XVI. Fargeon composait des senteurs qui convenaient à la personnalité de chacun. Ainsi, il livrait à Mesdames, réputées avares, de l'eau de Cologne, des eaux de lavande, et de "l'eau de fleur d'orange du Roy", en souvenir de leur père Louis XV. Pour Marie-Antoinette, le parfumeur confectionnait des eaux de rose, de violette, de jasmin... qu'il intensifiait avec du musc, de l'ambre ou de l'opopanax. Ces parfums étaient très concentrés, comme l'aimait la reine, et nécessitait un temps de travail important. Leur prix était donc élevé.

La dame d'atours de la reine n'hésitait pas à les utiliser pour parfumer l'air. Elle faisait brûler des pastilles et des pots-pourris embaumaient l'air.Read MoreA l'époque, les sachets d'odeur étaient très en vogue. Il s'agissait de pièces de tissus (taffetas de Florence, satin ou soie) garnies de pots-pourris, poudres ou cotons parfumés. La reine aimait en offrir à ses proches.

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Louis XIV et ses favorites

madame de maintenonIl y a eu récemment un numéro de "Secrets d'histoire" consacré à Louis XV, sa femme Marie Leczinska et ses favorites. Emission qui a d'ailleurs cartonné... Plus de 3,8 millions de téléspectateurs, soit presque le double de l'audience de "Secret Story" : ça rassure sur le niveau culturel des Français. ;)
Je ne l'ai pas regardée car je pense qu'elle ne m'aurait rien appris : je ne connais pas trop mal Louis XV, Marie Leczinska, Madame de Pompadour et leur siècle en général. Surtout, je craignais que l'émission ne traite que superficiellement du sujet et ne fasse que véhiculer les habituels clichés sur Louis XV. Rien que l'assertion : "La souveraine devient aussi la reine la plus outrageusement trompée de l'histoire de France" qui résume l'émission est discutable. Oui, Louis XV a eu de nombreuses favorites. Non, il était loin d'être le seul parmi les rois de France à avoir des maîtresses, et Louis XIV, son arrière grand-père, n'en eut pas moins (au contraire !) L'affirmation selon laquelle Marie Leczinska serait la reine la plus trompée est donc fausse. L'épouse de Louis XIV le fut tout autant, si ce n'est plus.
On dénombre au moins quinze maîtresses du Roi-Soleil :
- Marie Mancini, nièce du cardinal de Mazarin : son premier grand amour
- Olympe Mancini, comtesse de Soissons, sœur de la précédente
- Lucie de La Motte-Argencourt
- Henriette Anne Stuart d'Angleterre, sa belle-sœur
- Louise Françoise de La Baume Le Blanc, duchesse de La Vallière et de Vaujours
- Catherine Charlotte de Gramont, princesse de Monaco, épouse du prince de Monaco
- Françoise-Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, marquise de Montespan
- Bonne de Pons, marquise d'Heudicourt
- Anne-Julie de Rohan-Chabot, princesse de Soubise
- Marie-Élisabeth de Ludres
- Lydie de Rochefort-Théobon
- Marie Angélique de Scoraille de Roussille, dite « Mademoiselle de Fontanges»
- Claude de Vin des Œillets, dite « mademoiselle des Œillets »
- Anne-Lucie de La Mothe-Houdancourt
Et c'est sans compter les liaisons moins connues...

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51 choses à savoir sur la princesse Diana

DianaAprès le fils, voici la mère. C'est aujourd'hui l'anniversaire de la naissance de Lady Diana, qui aurait fêté ses 51 ans si elle avait survécu. Le 31 août prochain sera le 15e anniversaire de sa mort. J'ai donc décidé de consacrer un article à cette dame qui fut, plus qu'une princesse, une véritable icône de notre temps.

1. Diana Frances, née Spencer, princesse de Galles, est née le 1er juillet 1961. Elle était la première épouse du prince Charles, et la mère des princes William et Harry, respectivement second et troisième dans l'ordre de succession au trône.

2. Diana était issue d'une grande famille aristocratique anglaise, les Spencer. Cette famille est l'une des plus anciennes et importantes du royaume, proche de la famille royale pendant plusieurs générations. Diana était une descendante de Charles II d'Angleterre et par lui, descendante d'Henri IV, roi de France.

3. C'était la quatrième d'une fratrie de 5 enfants. La famille Spencer espérait qu'elle fût un garçon pour perpétuer le titre des Spencer. En effet, leur troisième enfant, un garçon, décéda quelques heures après sa venue au monde, un an avant la naissance de Diana.

4. La famille espérant un garçon, aucun prénom ne fut choisi avant une semaine. Finalement, ce fut Diana Frances qui furent retenus, par rapport à une ancêtre des Spencer, et à la mère de Diana, prénommée Frances.

5. Quand elle eut sept ans, ses parents se séparèrent.

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30 choses à savoir sur le prince William

prince william portrait officielLe 21 juin 2012, c'était la fête de la musique, mais c'était aussi l'anniversaire du prince William, qui célébrait ses 30 ans. Pour passer le cap de la trentaine, son épouse, Kate Middleton, lui a concocté un anniversaire-surprise auquel elle a convié ses amis les plus proches. Le but de la fête ? Qu'il se remémore ses années étudiantes, selon le journal The Sun. Un ami de Kate raconte : "elle a passé des semaines à planifier la soirée. William ne pouvait pas croire qu'il avait déjà trente ans, alors Kate a eu l'idée d'inviter tous ses vieux amis et comme Wiliam est très triste que sa mère ne soit pas là pour le voir passer le cap des trente ans, Kate lui a rendu hommage dans un discours."

Et vous ? Connaissez-vous vraiment l'héritier royal ? Voici 30 choses qu'il faut savoir sur lui.

1. William Arthur Philip Louis Mountbatten-Windsor est né le 21 juin 1982, à Londres. C'est le fils aîné du prince Charles de Galles, héritier du trône britannique, et de Lady Diana, née Diana Spencer, ainsi que le petit-fils de la reine Élisabeth II et du prince Philip, duc d'Édimbourg.

2. C'est le premier hériter de la couronne à être né dans un hôpital.

3. Après son père, le prince Charles, William est le second dans l'ordre de succession du royaume.

4. Depuis son mariage en 2011, son appellation est : Son Altesse royale le duc de Cambridge, comte de Strathearn et baron Carrickfergus. Avant 2011, c'était : Son Altesse royale le prince William Arthur Philip Louis de Galles.

5. Comme tous les princes et princesses de la famille royale britannique qui sont altesses royales, William n'a pas de nom de famille, selon un usage ancien. Toutefois, le patronyme de la dynastie est, officiellement, Mountbatten-Windsor.

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Elizabeth II est avare... mais pour la bonne cause

MaundyMoneyWakefieldQE2Sous l'Ancien Régime, les têtes couronnées étaient généralement considérées - à tort ou à raison - comme follement dépensières. Marie-Antoinette se voyait ainsi affublée du sobriquet haineux de "Madame Déficit" (bien qu'elle ne fût pas une souveraine plus dépensière qu'une autre, loin s'en faut...). Qu'en est-il des monarques actuels ?

La fortune de la reine Elizabeth II est estimée à 500 millions d'euros. Un citoyen ordinaire pourrait la considérer comme riche, mais à l'exception de deux domaines en Ecosse et dans le comté de Norfolk, tous les palais et propriétés royales appartiennent à l'Etat. De même que ses bijoux.

La reine vit en partie aux dépens du contribuable (la monarchie britannique encaisse annuellement 49 millions d’euros du Trésor). Sans cet argent public, la famille royale ne pourrait assurer les coûts générés par sa sécurité, l'entretien des palais et ses voyages à l'étranger. Les deniers publics ne suffisent même pas pour rénover le palais de Buckingham, qui commence à tomber en ruine.

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