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Rois & reines

Comptines et chansons révolutionnaires

Marie-Antoinette
Le saviez-vous ? Les a priori innocentes berceuses "Le bon roi Dagobert" et "Il pleut, il pleut bergère" que nous chantons à nos têtes blondes étaient en fait des chansons satiriques...
"Le bon roi Dagobert" date du XVIe siècle et évoque le roi des Francs,  Dagobert 1er (602-638), et son ministre Eloi. Elle était inspirée d'un ancien air de chasse, "La fanfare du grand cerf". Plus tard, des couplets furent ajoutés au chant initial, chacun y apportant sa touche. Le "roi mal culotté" fait ainsi référence au roi Louis XVI. (Les culottes n'existaient pas du temps de Dagobert...) Les paroles tournent en dérision la monarchie en la personne du roi. Comme sa soi-disant nonchalance : "Le grand saint Éloi lui dit : Ô mon roi ! Votre Majesté est bien essoufflée. C'est vrai, lui dit le roi, un lapin courait après moi." Un autre couplet, qui n'a pas survécu dans la version moderne, raille la reine Marie-Antoinette : "Le grand saint Éloi lui dit : Ô mon roi ! Vous avez la peau plus noire qu'un corbeau. Bah, bah, lui dit le roi, la reine l'a bien plus noire que moi."

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La cellule de Marie-Antoinette à la Conciergerie

Marie-Antoinette à la Conciergerie reconstitution de la cellule de Marie-Antoinette

Voici des images montrant la reconstitution de la première cellule de Marie-Antoinette à la Conciergerie, où elle fut transférée le 2 août 1793 et détenue jusqu'à son exécution le 16 octobre 1793.

Couchée sur un lit de sangle, à peine abritée par un vieux paravent, elle était surveillée jour et nuit par deux gardes et n'avait aucune intimité. La pièce était composée d’un fauteuil en canne, de deux chaises et d’une table, et donnait sur la cour des femmes (voir photo plus bas) par une étroite fenêtre.

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Caricatures du pouvoir royal : Louis XVI et Marie-Antoinette

Séparation au Temple
De Henri III ("le roi monstre") à Louis XVIII en passant par Louis XIV (eh oui ! Même lui n'y échappa pas), le pouvoir monarchique a souvent été la cible des caricatures. Les images suivantes montrent des exemples de ces caricatures sur les personnes de Louis XVIet de Marie-Antoinette. 

Comme on le voit ci-dessous, le petit-fils de Louis XV, en raison de son légendaire appétit, était associé à l'image du cochon. La reine, quant à elle, était considérée comme une véritable Messaline, cruelle, perfide, responsable de tous les maux. Elle est représentée ici en femme-serpent.

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Le croissant, un apport de Marie-Antoinette

Croissant Dans le film de Sofia Coppola, on voit une Marie-Antoinette folle de macarons, entourée de pâtisseries toutes plus appétissantes les unes que les autres, laissant croire que la reine était gourmande.
Rien n'est plus faux. Marie-Antoinette avait un appétit d'oiseau, se contentait le plus souvent d'une aile de poulet et ne buvait que de l'eau (cf. William Newton). 
Elle mangeait si peu que les courtisans prenaient ce manque d'appétit pour une marque de dédain lors des repas publics. Lors du banquet donné dans la nouvelle salle de l'Opéra à l'occasion de son mariage avec le dauphin (futur Louis XVI), elle ne toucha guère aux mets. Elle picorait et aimait les plats simples. Pendant le séjour de l'ambassade de Tippoo Sahib, elle goûta aux repas indiens assaisonnés d'épices, de piment, de curry et d'ail, mais n'en supporta pas le piquant.
Marie-Antoinette n'était donc ni une gourmande ni une fan de macarons, mais il y avait une pâtisserie qu'elle affectionnait tout particulièrement, parce qu'elle lui rappelait son pays et son enfance : le croissant.
Le croissant a pour origine le « Hörnchen » (petite corne en allemand), une pâtisserie inventée à Vienne au XVIIe siècle avec une forme rappelant le symbole du drapeau ottoman pour fêter une victoire contre les Turcs.
 

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Marie-Antoinette, icône glamour et objet marketing

Couverture Atmosphères avec MA
Vilipendée et détestée tout au long de son règne, Marie-Antoinette, sans être pour autant réhabilitée, jouit à l'heure actuelle d'un tout autre statut : elle est devenue une icône glamour dont les fashionitas cherchent à imiter le style. Un véritable phénomène Marie-Antoinette a ainsi émergé (bien relancé par le film de Sofia Coppola qui misait à fond sur la carte baroque et glamour, pour le plus grand plaisir de nos yeux, mais peut-être pas des experts en Histoire). Bref.

Je me souviens de la première fois que j'ai tenté d'aller à l'exposition consacrée à la reine, au Grand Palais, en juin 2008 : 2 heures de queue pour au final se faire refouler au seuil du musée pour cause de visiteurs trop nombreux (bon, il faut dire que j'ai eu le malheur de choisir le soir d'une opération "musées gratuits", il y avait donc une queue monstre, pire qu'à Disneyland Paris pour le train de la mine...). J'ai donc dû y retourner une autre fois, en nocturne, pour la faire tranquillement. (Au final, je n'ai pas appris grand-chose de nouveau, mais certains visiteurs ne manquèrent pas de faire des remarques désobligeantes à l'égard de la défunte souveraine, à se demander pourquoi ils étaient venus et avaient payé une dizaine d'euros. Pour baver sur son compte ?).

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L'expression "avoir un Jules" et Marie-Antoinette

Madame de Polignac L'histoire de la langue française est passionnante et nous en dit long sur les sociétés et les époques.
Ainsi, l'expression "avoir un Jules" vient de Marie-Antoinette, et plus précisément, de son amitié avec Madame de Polignac.
Jolie, élégante, enjouée, Yolande de Polignac croise le chemin de la reine en 1775. Sa nature vive et spontanée plaît à Marie-Antoinette qui redécouvre à ses côtés la légèreté et l'insouciance qui lui font tant défaut à Versailles, étiquette oblige. Très vite, une amitié profonde se noue entre les deux jeunes femmes. La position privilégiée de Madame de Polignac lui permet d'obtenir de nombreux avantages pour sa famille et son entourage. Elle obtient le titre de duchesse et la charge de Gouvernante des Enfants de France en 1782.
Leur relation suscite critiques et jalousies. Le peuple juge scandaleux les privilèges accordés à cette favorite, alors que le royaume est en proie à des difficultés financières. L'amie de la reine est violemment décriée. Elle est si détestée que sa tête est mise à prix. En 1789, une récompense est promise à qui lui tranchera la tête et l'apportera au café du Caveau...
 

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Le fantôme de Marie-Antoinette à Trianon

Marie-Antoinette avec ses enfants (Peinture de Wertmuller)
Le fantôme de Marie-Antoinette hanterait-il Versailles ? A en croire certains témoignages et une légende persistante, la réponse pourrait être oui.
 
Tout a commencé en 1901, par une chaude après-midi d'août. Deux Anglaises profitent de leur séjour à Paris pour découvrir le château de Versailles : Charlotte Moberly, directrice d'une école d'Oxford et sa collaboratrice, Eleanor Jourdain. Très vite, elles tombent sous le charme des lieux.
 
En cherchant à rejoindre le Petit Trianon, Charlotte et Eleanor sont envahies par une étrange sensation de rêverie : "Les arbres, les feuilles, le paysage ne nous parurent plus naturels, et tout prit l'aspect rigide et figé d'une tapisserie", raconteront-elles.
   

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La véritable Sissi

sissi Le sujet de ce billet découle d'un périple à Vienne. Je connais Sissi depuis ma plus tendre enfance : à l'école primaire, je lisais avec plaisir les romans jeunesse d'Odette Ferry sur l'impératrice d'Autriche. Ces livres dépeignaient une Sissi aimante, bonne, joyeuse, enjouée. Ce portrait est d'ailleurs peu ou prou celui qui est décrit dans les films d'Ernst Marischka.
Bien entendu, comme pour la plupart des films, je me doutais que le personnage incarné par Romy Schneider était  romancé et rendu plus glamour que le personnage historique... mais je ne pensais pas que c'était à ce point.
En effet, lisez n'importe quelle biographie sérieuse d'Elisabeth d'Autriche et vous vous rendrez compte que la vraie  Sissi n'avait pas grand-chose à voir avec celle des films.

Elizabeth de Wittelsbach, duchesse en Bavière, est née le jour de Noël 1837 dans le petit village de Possenhofen. C'est la troisième fille au sein d'une fratrie de huit enfants. Sa famille la surnomme Sisi. Élisabeth grandit à Munich et passe ses étés à la campagne, au château de Possenhofen, situé sur les rives du lac de Starnberg. Elle est élevée sans contraintes ni manières. Elle est passionnée d’équitation, de poésie et adore faire de longues promenades en forêt.

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Les toilettes de Marie-Antoinette : quand la mode devient instrument politique

Marie Antoinette (peinture)
On connaît le goût de Marie-Antoinette pour la mode. Elle avait sa modiste attitrée, la célèbre Rose Bertin. La reine faisait et défaisait les modes, comme le lui recommandait d'ailleurs sa mère, l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, qui considérait qu'elle devait donner le ton.

Marie-Antoinette se faisait faire environ 170 robes à l'année, les tenues “réformées” étant régulièrement vendues ou données. Trois fois par an, la souveraine commandait à son "ministre de la mode" : douze grands habits de cour, douze petites robes dites de fantaisie, douze robes riches sur panier pour le jeu ou le souper des petits appartements.

Ces tenues occupaient la place centrale des dépenses de la reine, aux côtés de six autres postes budgétaires :

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