Back Vous êtes ici : Accueil Rois & reines

Rois & reines

Carla Bruni-Sarkozy n'est pas Marie-Antoinette

Couverture de Point de vue sur Carla/Marie-Antoinette
Selon le magazine Point de Vue (n° du 28/10/09) l'interprète de "Quelqu'un m'a dit" serait la "nouvelle Marie-Antoinette"...
Voici les points communs trouvés par l'auteur de l'article entre la reine et l'épouse de Nicolas Sarkozy :
- "même attitude, même look, même sourire", avec photo et tableau à l'appui : c'est moi ou la ressemblance physique supposée n'est pas frappante ? Elles sont toutes les deux jolies, et ont de la classe, mais la comparaison s'arrête là. Quant au look, j'ai beau chercher, je ne vois pas. Les courtisanes férues de mode étaient légion au XVIIIe siècle. Ce n'était pas l'apanage de Marie-Antoinette. En revanche, l'épouse de Louis XVI était novatrice, elle faisait et défaisait les modes, est-ce le cas de Madame Bruni-Sarkozy ?

Lire la suite...

Catherine II, une despote éclairée ?

Peinture de Catherine II
Je ne cesse de le seriner dans ces pages : méfions-nous des légendes, quelles soient positives ou négatives... J'en veux pour preuve un nouvel exemple, celui de Catherine II de Russie, alias Catherine la Grande.

La postérité l'a surtout retenue comme une "despote éclairée", selon le terme consacré. Une amie des philosophes, qui s'inspirerait, pour gouverner, de leurs idées libérales. Eh bien, désolée de décevoir ses fans mais il n'en était rien, ou plutôt, elle n'était "éclairée" qu'en surface, sur le papier, en théorie.

C'était une femme intelligente, cultivée, protectrice des arts et des lettres. Elle était attachée aux philosophes, en particulier à Voltaire et Diderot. Ceux-ci le lui rendaient bien, qui lui vouaient un véritable culte. Ainsi, Voltaire l'appelait "l'astre le plus brillant du nord" ou encore "la bienfaitrice de l'Europe". Il la vénérait et leur correspondance dura quinze ans, jusqu'à la mort du philosophe, sans qu'ils ne se rencontrent jamais. Elle reçut Diderot à sa cour, il fut son bibliothécaire. Par leurs louanges effrénées, les philosophes furent des attachés de presse parfaits auprès de l'opinion...

Lire la suite...

Comptines et chansons révolutionnaires

Marie-Antoinette
Le saviez-vous ? Les a priori innocentes berceuses "Le bon roi Dagobert" et "Il pleut, il pleut bergère" que nous chantons à nos têtes blondes étaient en fait des chansons satiriques...
"Le bon roi Dagobert" date du XVIe siècle et évoque le roi des Francs,  Dagobert 1er (602-638), et son ministre Eloi. Elle était inspirée d'un ancien air de chasse, "La fanfare du grand cerf". Plus tard, des couplets furent ajoutés au chant initial, chacun y apportant sa touche. Le "roi mal culotté" fait ainsi référence au roi Louis XVI. (Les culottes n'existaient pas du temps de Dagobert...) Les paroles tournent en dérision la monarchie en la personne du roi. Comme sa soi-disant nonchalance : "Le grand saint Éloi lui dit : Ô mon roi ! Votre Majesté est bien essoufflée. C'est vrai, lui dit le roi, un lapin courait après moi." Un autre couplet, qui n'a pas survécu dans la version moderne, raille la reine Marie-Antoinette : "Le grand saint Éloi lui dit : Ô mon roi ! Vous avez la peau plus noire qu'un corbeau. Bah, bah, lui dit le roi, la reine l'a bien plus noire que moi."

Lire la suite...

La cellule de Marie-Antoinette à la Conciergerie

Marie-Antoinette à la Conciergerie reconstitution de la cellule de Marie-Antoinette

Voici des images montrant la reconstitution de la première cellule de Marie-Antoinette à la Conciergerie, où elle fut transférée le 2 août 1793 et détenue jusqu'à son exécution le 16 octobre 1793.

Couchée sur un lit de sangle, à peine abritée par un vieux paravent, elle était surveillée jour et nuit par deux gardes et n'avait aucune intimité. La pièce était composée d’un fauteuil en canne, de deux chaises et d’une table, et donnait sur la cour des femmes (voir photo plus bas) par une étroite fenêtre.

Lire la suite...

Caricatures du pouvoir royal : Louis XVI et Marie-Antoinette

Séparation au Temple
De Henri III ("le roi monstre") à Louis XVIII en passant par Louis XIV (eh oui ! Même lui n'y échappa pas), le pouvoir monarchique a souvent été la cible des caricatures. Les images suivantes montrent des exemples de ces caricatures sur les personnes de Louis XVIet de Marie-Antoinette. 

Comme on le voit ci-dessous, le petit-fils de Louis XV, en raison de son légendaire appétit, était associé à l'image du cochon. La reine, quant à elle, était considérée comme une véritable Messaline, cruelle, perfide, responsable de tous les maux. Elle est représentée ici en femme-serpent.

Lire la suite...

Le croissant, un apport de Marie-Antoinette

Croissant Dans le film de Sofia Coppola, on voit une Marie-Antoinette folle de macarons, entourée de pâtisseries toutes plus appétissantes les unes que les autres, laissant croire que la reine était gourmande.
Rien n'est plus faux. Marie-Antoinette avait un appétit d'oiseau, se contentait le plus souvent d'une aile de poulet et ne buvait que de l'eau (cf. William Newton). 
Elle mangeait si peu que les courtisans prenaient ce manque d'appétit pour une marque de dédain lors des repas publics. Lors du banquet donné dans la nouvelle salle de l'Opéra à l'occasion de son mariage avec le dauphin (futur Louis XVI), elle ne toucha guère aux mets. Elle picorait et aimait les plats simples. Pendant le séjour de l'ambassade de Tippoo Sahib, elle goûta aux repas indiens assaisonnés d'épices, de piment, de curry et d'ail, mais n'en supporta pas le piquant.
Marie-Antoinette n'était donc ni une gourmande ni une fan de macarons, mais il y avait une pâtisserie qu'elle affectionnait tout particulièrement, parce qu'elle lui rappelait son pays et son enfance : le croissant.
Le croissant a pour origine le « Hörnchen » (petite corne en allemand), une pâtisserie inventée à Vienne au XVIIe siècle avec une forme rappelant le symbole du drapeau ottoman pour fêter une victoire contre les Turcs.
 

Lire la suite...

Marie-Antoinette, icône glamour et objet marketing

Couverture Atmosphères avec MA
Vilipendée et détestée tout au long de son règne, Marie-Antoinette, sans être pour autant réhabilitée, jouit à l'heure actuelle d'un tout autre statut : elle est devenue une icône glamour dont les fashionitas cherchent à imiter le style. Un véritable phénomène Marie-Antoinette a ainsi émergé (bien relancé par le film de Sofia Coppola qui misait à fond sur la carte baroque et glamour, pour le plus grand plaisir de nos yeux, mais peut-être pas des experts en Histoire). Bref.

Je me souviens de la première fois que j'ai tenté d'aller à l'exposition consacrée à la reine, au Grand Palais, en juin 2008 : 2 heures de queue pour au final se faire refouler au seuil du musée pour cause de visiteurs trop nombreux (bon, il faut dire que j'ai eu le malheur de choisir le soir d'une opération "musées gratuits", il y avait donc une queue monstre, pire qu'à Disneyland Paris pour le train de la mine...). J'ai donc dû y retourner une autre fois, en nocturne, pour la faire tranquillement. (Au final, je n'ai pas appris grand-chose de nouveau, mais certains visiteurs ne manquèrent pas de faire des remarques désobligeantes à l'égard de la défunte souveraine, à se demander pourquoi ils étaient venus et avaient payé une dizaine d'euros. Pour baver sur son compte ?).

Lire la suite...

L'expression "avoir un Jules" et Marie-Antoinette

Madame de Polignac L'histoire de la langue française est passionnante et nous en dit long sur les sociétés et les époques.
Ainsi, l'expression "avoir un Jules" vient de Marie-Antoinette, et plus précisément, de son amitié avec Madame de Polignac.
Jolie, élégante, enjouée, Yolande de Polignac croise le chemin de la reine en 1775. Sa nature vive et spontanée plaît à Marie-Antoinette qui redécouvre à ses côtés la légèreté et l'insouciance qui lui font tant défaut à Versailles, étiquette oblige. Très vite, une amitié profonde se noue entre les deux jeunes femmes. La position privilégiée de Madame de Polignac lui permet d'obtenir de nombreux avantages pour sa famille et son entourage. Elle obtient le titre de duchesse et la charge de Gouvernante des Enfants de France en 1782.
Leur relation suscite critiques et jalousies. Le peuple juge scandaleux les privilèges accordés à cette favorite, alors que le royaume est en proie à des difficultés financières. L'amie de la reine est violemment décriée. Elle est si détestée que sa tête est mise à prix. En 1789, une récompense est promise à qui lui tranchera la tête et l'apportera au café du Caveau...
 

Lire la suite...

Le fantôme de Marie-Antoinette à Trianon

Marie-Antoinette avec ses enfants (Peinture de Wertmuller)
Le fantôme de Marie-Antoinette hanterait-il Versailles ? A en croire certains témoignages et une légende persistante, la réponse pourrait être oui.
 
Tout a commencé en 1901, par une chaude après-midi d'août. Deux Anglaises profitent de leur séjour à Paris pour découvrir le château de Versailles : Charlotte Moberly, directrice d'une école d'Oxford et sa collaboratrice, Eleanor Jourdain. Très vite, elles tombent sous le charme des lieux.
 
En cherchant à rejoindre le Petit Trianon, Charlotte et Eleanor sont envahies par une étrange sensation de rêverie : "Les arbres, les feuilles, le paysage ne nous parurent plus naturels, et tout prit l'aspect rigide et figé d'une tapisserie", raconteront-elles.
   

Lire la suite...