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Un peu d'Histoire

Robes de mariées de reines : de Marie-Antoinette à Elizabeth II

 

Marie-Antoinette se maria le 16 mai 1770, à l'âge de quatorze ans. Elle portait ce jour-là une éclatante robe à paniers en brocart blanc. Son époux, le dauphin, Louis Auguste, était quant à lui sanglé dans un habit d'or rehaussé de diamants, et arborait le cordon bleu du Saint-Esprit.

Mariage de Marie-Antoinette

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Marie-Antoinette et les enfants

Marie Antoinette et Armand

Marie-Antoinette adorait les enfants. Dès son arrivée à Versailles, faisant fi de toute étiquette, elle s'amuse à jouer avec le fils d'une de ses dames, Madame de Misery. Elle n'a que quatorze ans...

En 1776, la reine est émue par le sort d'un petit paysan orphelin qui faillit être renversé par son carosse. L'enfant s'appelle François-Michel Gagné. La souveraine le renomme Armand, le traite comme un prince, lui offre une éducation soignée et le fait même déjeuner à sa table. Sa protection s'étend à toute la famille du garçon. Ainsi, l'un de ses frères, Denis, est nommé violoncelliste du roi en 1787, et la reine lui envoie de l'argent pour l'aider dans sa carrière. Sa soeur, Marie-Madeleine, mariée après l'exécution de la reine, touche encore, d'après Jean Chalon, 3000 livres provenant des sommes données par la "Veuve Capet".

Hélas, Armand oubliera la protection de sa bienfaitrice et prendra fait et cause pour la Révolution. En 1792, il devient, selon Madame Campan, "le terroriste le plus sanguinaire de Versailles", sans doute par crainte de se voir reprocher le patronage royal dont il bénéficia. Il est tué à la bataille de Jemappes.

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Louis XVI et la pomme de terre

 

Pomme de terre
En tant que roi, Louis XVI est méprisé par beaucoup, et pourtant, il adopta nombre de mesures pour contribuer au bonheur du peuple : création du mont-de-piété pour décourager l’usure et venir en aide aux petites gens, abolition du servage, de la question préparatoire et préalable (torture), construction à ses frais d'infirmeries « claires et aérées » dans les prisons, j'en passe et des meilleures...
Il fut d'ailleurs le premier gouvernant à employer l’expression de « justice sociale ». Mais ce n'est pas le sujet, j'aurai l'occasion d'y revenir. :)
Je voulais parler aujourd'hui de la pomme de terre, qui doit sa popularité à... Louis XVI.

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Carla Bruni-Sarkozy n'est pas Marie-Antoinette

Couverture de Point de vue sur Carla/Marie-Antoinette
Selon le magazine Point de Vue (n° du 28/10/09) l'interprète de "Quelqu'un m'a dit" serait la "nouvelle Marie-Antoinette"...
Voici les points communs trouvés par l'auteur de l'article entre la reine et l'épouse de Nicolas Sarkozy :
- "même attitude, même look, même sourire", avec photo et tableau à l'appui : c'est moi ou la ressemblance physique supposée n'est pas frappante ? Elles sont toutes les deux jolies, et ont de la classe, mais la comparaison s'arrête là. Quant au look, j'ai beau chercher, je ne vois pas. Les courtisanes férues de mode étaient légion au XVIIIe siècle. Ce n'était pas l'apanage de Marie-Antoinette. En revanche, l'épouse de Louis XVI était novatrice, elle faisait et défaisait les modes, est-ce le cas de Madame Bruni-Sarkozy ?

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Catherine II, une despote éclairée ?

Peinture de Catherine II
Je ne cesse de le seriner dans ces pages : méfions-nous des légendes, quelles soient positives ou négatives... J'en veux pour preuve un nouvel exemple, celui de Catherine II de Russie, alias Catherine la Grande.

La postérité l'a surtout retenue comme une "despote éclairée", selon le terme consacré. Une amie des philosophes, qui s'inspirerait, pour gouverner, de leurs idées libérales. Eh bien, désolée de décevoir ses fans mais il n'en était rien, ou plutôt, elle n'était "éclairée" qu'en surface, sur le papier, en théorie.

C'était une femme intelligente, cultivée, protectrice des arts et des lettres. Elle était attachée aux philosophes, en particulier à Voltaire et Diderot. Ceux-ci le lui rendaient bien, qui lui vouaient un véritable culte. Ainsi, Voltaire l'appelait "l'astre le plus brillant du nord" ou encore "la bienfaitrice de l'Europe". Il la vénérait et leur correspondance dura quinze ans, jusqu'à la mort du philosophe, sans qu'ils ne se rencontrent jamais. Elle reçut Diderot à sa cour, il fut son bibliothécaire. Par leurs louanges effrénées, les philosophes furent des attachés de presse parfaits auprès de l'opinion...

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Comptines et chansons révolutionnaires

Marie-Antoinette
Le saviez-vous ? Les a priori innocentes berceuses "Le bon roi Dagobert" et "Il pleut, il pleut bergère" que nous chantons à nos têtes blondes étaient en fait des chansons satiriques...
"Le bon roi Dagobert" date du XVIe siècle et évoque le roi des Francs,  Dagobert 1er (602-638), et son ministre Eloi. Elle était inspirée d'un ancien air de chasse, "La fanfare du grand cerf". Plus tard, des couplets furent ajoutés au chant initial, chacun y apportant sa touche. Le "roi mal culotté" fait ainsi référence au roi Louis XVI. (Les culottes n'existaient pas du temps de Dagobert...) Les paroles tournent en dérision la monarchie en la personne du roi. Comme sa soi-disant nonchalance : "Le grand saint Éloi lui dit : Ô mon roi ! Votre Majesté est bien essoufflée. C'est vrai, lui dit le roi, un lapin courait après moi." Un autre couplet, qui n'a pas survécu dans la version moderne, raille la reine Marie-Antoinette : "Le grand saint Éloi lui dit : Ô mon roi ! Vous avez la peau plus noire qu'un corbeau. Bah, bah, lui dit le roi, la reine l'a bien plus noire que moi."

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La cellule de Marie-Antoinette à la Conciergerie

Marie-Antoinette à la Conciergerie reconstitution de la cellule de Marie-Antoinette

Voici des images montrant la reconstitution de la première cellule de Marie-Antoinette à la Conciergerie, où elle fut transférée le 2 août 1793 et détenue jusqu'à son exécution le 16 octobre 1793.

Couchée sur un lit de sangle, à peine abritée par un vieux paravent, elle était surveillée jour et nuit par deux gardes et n'avait aucune intimité. La pièce était composée d’un fauteuil en canne, de deux chaises et d’une table, et donnait sur la cour des femmes (voir photo plus bas) par une étroite fenêtre.

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Caricatures du pouvoir royal : Louis XVI et Marie-Antoinette

Séparation au Temple
De Henri III ("le roi monstre") à Louis XVIII en passant par Louis XIV (eh oui ! Même lui n'y échappa pas), le pouvoir monarchique a souvent été la cible des caricatures. Les images suivantes montrent des exemples de ces caricatures sur les personnes de Louis XVIet de Marie-Antoinette. 

Comme on le voit ci-dessous, le petit-fils de Louis XV, en raison de son légendaire appétit, était associé à l'image du cochon. La reine, quant à elle, était considérée comme une véritable Messaline, cruelle, perfide, responsable de tous les maux. Elle est représentée ici en femme-serpent.

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Le croissant, un apport de Marie-Antoinette

Croissant Dans le film de Sofia Coppola, on voit une Marie-Antoinette folle de macarons, entourée de pâtisseries toutes plus appétissantes les unes que les autres, laissant croire que la reine était gourmande.
Rien n'est plus faux. Marie-Antoinette avait un appétit d'oiseau, se contentait le plus souvent d'une aile de poulet et ne buvait que de l'eau (cf. William Newton). 
Elle mangeait si peu que les courtisans prenaient ce manque d'appétit pour une marque de dédain lors des repas publics. Lors du banquet donné dans la nouvelle salle de l'Opéra à l'occasion de son mariage avec le dauphin (futur Louis XVI), elle ne toucha guère aux mets. Elle picorait et aimait les plats simples. Pendant le séjour de l'ambassade de Tippoo Sahib, elle goûta aux repas indiens assaisonnés d'épices, de piment, de curry et d'ail, mais n'en supporta pas le piquant.
Marie-Antoinette n'était donc ni une gourmande ni une fan de macarons, mais il y avait une pâtisserie qu'elle affectionnait tout particulièrement, parce qu'elle lui rappelait son pays et son enfance : le croissant.
Le croissant a pour origine le « Hörnchen » (petite corne en allemand), une pâtisserie inventée à Vienne au XVIIe siècle avec une forme rappelant le symbole du drapeau ottoman pour fêter une victoire contre les Turcs.
 

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