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Nîmes, le bleu jean et les origines de la toile Denim

jean denimJ'ai récemment passé un séjour à Nîmes, une ville jolie et agréable, surnommée la "Rome française", en raison de son riche patrimoine antique (arènes, et autres sanctuaires romains remarquables). Amateurs de péplum, cette ville est pour vous ! Mais ce n'est pas de l'Antiquité romaine dont je voulais parler aujourd'hui, plutôt d'un autre héritage nîmois (ou pas): la toile Denim...

Au XVIIe siècle, la ville de Nîmes est réputée pour ses manufactures de textile. Les marchands nîmois ont principalement commerce de draperie et de soie. Puis, la fabrication se diversifie, grâce à l'importation de coton et de l'indigotier, une plante cultivée en Italie qui donne une teinte bleue très économique : le bleu de Gênes, qui deviendra par anglicisation phonétique le "blue jeans". 
Au XVIIIe siècle, la serge de Nîmes, un sergé de laine et de soie, est créée. C'est une étoffe résistante, grâce à un tissage en oblique avec au moins deux fils. On raconte que Nîmes exportait sa serge vers la Californie via des maisons de commerce new-yorkaises. Levi Strauss (1829-1902), juif bavarois émigré aux États-Unis en 1847, s'était installé à San Francisco, en 1853, comme marchand de tissu. Il fabrique à l'époque des vêtements pour les mineurs et les chercheurs d'or. Il aurait acheté par hasard un lot de toile de Nîmes (entendez en anglais "Denim"). Ce premier lot, le numéro 501, donnera son nom aux pantalons les plus célèbres du monde, qui sera créé en 1873.

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L'humble et colossal Camille Pissaro, doyen et père des Impressionnistes

pissaro autoportrait

Aimez-vous l'impressionnisme ? Ce mouvement pictural français de la seconde moitié du XIXe siècle, qui marque une rupture avec la peinture académique d'alors, est un des plus fascinants courants artistiques de l'histoire de l'art, et l'un des plus appréciés. On connaît les peintres impressionnistes les plus célèbres : Monet, Cézanne, Manet, Degas, Renoir, etc. mais on connaît moins Pissaro, doyen, initiateur et "père" de l'impressionnisme. Celui que Paul Cézanne nommait "L'humble et colossal Pissaro" et dont il dira : "Ce fut un père pour moi. C'était un homme à consulter et quelque chose comme le bon Dieu". Portrait.

Jacob Abraham Camille Pissarro, dit Camille Pissarro, est né à Saint-Thomas (Îles Vierges) le 10 juillet 1830 dans une famille bourgeoise. En 1842, à l'âge de douze ans, il part étudier à Passy, près de Paris : le directeur de la pension l'encourage à cultiver son talent pour le dessin. Il rentre dans son île natale au bout de cinq ans, et travaille avec son père dans le commerce puis suit un ami artiste danois au Venezuela. En 1855, il renonce à une carrière commerciale et s'installe à Passy.

A Paris, il fait la connaissance de Monet, Guillaumin, Cézanne, et plus tard Manet. A cette époque, il peint les bords de la Seine, de l'Oise et de la Marne. Son travail est inspiré par le style de Corot dont il se revendique élève. 

Pissaro est le premier peintre que l'on peut rattacher au mouvement impressionniste. Il fait partie de ces jeunes artistes en rébellion contre l'académisme et le formalisme des salons de peinture de l'époque. Dans l'atelier du photographe Nadar, Pissaro et d'autres trouvent un lieu pour exposer leurs œuvres. Parmi celles-ci, le tableau "Impression, Soleil levant" de Claude Monet, qui donnera son nom à l'impressionnisme, déchaîne la critique. C'est le critique d'art du journal Charivari qui donne ce surnom ironique « d’impressionnistes » à ces artistes révoltés qu'il juge incapables d’achever un tableau. Le tableau de Monet n'est pas considéré comme une oeuvre digne de ce nom. La nouveauté de l'impressionnisme réside dans le fait que le style et la technique picturale dissocient les formes et les couleurs pour imposer de multiples nuances aux sujets représentés. L'impressionnisme est notamment caractérisé par des traits de pinceau visibles, la composition ouverte, l'utilisation d'angles de vue inhabituels, une tendance à noter les impressions fugitives, la mobilité des phénomènes climatiques et lumineux. 

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Pourquoi la citrouille à Halloween ?

halloween citrouilleEn France, la fête d'Halloween, bien que de plus en plus populaire depuis les années 1990, est décriée par de nombreuses personnes. Ses détracteurs critiquent le fait qu'elle viendrait des Etats-Unis, et considèrent qu'elle est uniquement commerciale. Pourtant, Halloween est bien une fête aux racines européennes, qui existe depuis des millénaires et tire sa source dans la culture celte (Irlande, Ecosse...), avant d'avoir été exportée en Amérique. D'où vient-elle, et pourquoi le symbole de la citrouille pour Halloween ?

Les origines d'Halloween

Halloween, qui signifie « All Hallows Eve »(« la veillée de tous les saints », est célébrée le 31 octobre, veille de la Toussaint. Tout commence il y a 2500 ans, avec la fête celtique de Samain. Les peuples d’Irlande, d’Écosse et du Pays de Galles célébraient la fête de Samain le 31 octobre, qui était le dernier jour du calendrier. Elle se déroulait sur 7 jours, sous l'autorité des druides. A partir du VIIIe siècle, pour combattre les rites païens, l'Eglise catholique romaine remplace la fête de Samain par la Toussaint (« All Hallows »), fixée au 1er novembre. Les deux fêtes se mélangent, et l'expression « All Hallows Eve » apparaît, qui sera plus tard déformée en « Halloween ».
A partir du milieu du XIXe siècle, suite à la Grande Famine en Irlande, de nombreux Irlandais s'exilent en Amérique et y exportent cette tradition. La fête d'Halloween devient alors populaire outre-atlantique, et bénéficie d'un regain d'intérêt en Europe. 

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D'où vient l'expression "lune de miel" ?

lune de mielLa lune de miel est le mois lunaire suivant les noces, c'est-à-dire la période de 29 jours consécutives au mariage. Elle est appelée ainsi parce qu'une ancienne tradition antique voulait que les jeunes mariés boivent du miel, durant le mois lunaire suivant leur mariage. 
En Egypte, les pharaons fraîchement mariés buvaient une boisson à base de miel et de propolis pendant les 28 jours consécutifs à leurs noces. Chez les Hindus et les Chinois, les nouveaux épousés consommaient du sucre. Il existerait aussi une vieille tradition germanique qui consistait à ce que le couple ne boive que de l'hydromel pendant les trente jours suivant le mariage. Ces substances devaient favoriser la fécondité et apporter le bonheur aux jeunes mariés.


Dans plusieurs cultures, il existe des rites pour marquer l'après-mariage. Ainsi, les Hébreux étaient exemptés des charges militaires pendant une année après leur mariage. 
Pendant les sept jours qui suivent le mariage, les jeunes mariés juifs ne devaient exécuter aucun travail. Utilisé dans différents pays arabes et en Inde, le tatouage rituel au henné définit le temps pendant lequel la mariée est dispensée des travaux domestiques (jusqu’à la disparition du pigment de son corps). Au Kenya, la mariée Gusii (Kenya) ne doit pas travailler pendant quatre à six semaines. 

Ce repos serait favorable à la procréation et a pour but d'améliorer la fertilité de la femme.  

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Faire du shopping malin avec les sites à bons plans et promotions

promotionsSur ce site La Chambre d'Ambre, je vous parle beaucoup de lieux de rêve, de jolies choses, de produits fins et de qualité, de marques qui ont une histoire, un passé (Repetto, par exemple). Ce sont assez souvent des choses qui sont considérées comme "chics", ou haut-de-gamme. Pourtant, je ne pense pas être quelqu'un de snob, ni "bobo" : même si je le voulais, je ne suis pas assez riche pour cela... Je suis même assez simple, à en juger par ma mise, mes vêtements à trois francs six sous. Je ne suis pas non plus élitiste et je considère que tout le monde devrait pouvoir avoir accès aux jolies choses. Je ne succombe pas aux diktats de la mode en m'achetant des habits ou des chaussures de grandes marques à prix d'or alors que nombre d'entre elles ont une éthique douteuse (produits fabriqués en Chine, par des enfants ou sans respect de l'humain, j'en passe et des meilleurs...). Je préfère les produits sans marque mais de qualité (faits à la main, artisanaux, etc.). J'ai un vieux tacot en guise de voiture mais qui ne me gêne pas car elle remplit sa fonction, c'est-à-dire me conduire d'un point A à un point B et transporter mes affaires. Plutôt que d'avoir le produit high tech dernier cri, qui va se démoder au bout de 6 mois, je me contente de produits fonctionnels et utilise mon budget et mes économies pour m'offrir des voyages, partir en week-end, aller au restaurant, faire des sorties, fêter les moments importants de la vie... Je collectionne les beaux souvenirs et les bons moments plutôt que les possessions (qui ne combleront jamais le vide intérieur d'une vie si celle-ci est dépourvue de sens).

Comment s'offrir de belles choses quand on a un budget serré ? En consommant malin, pardi ! C'est ce que je m'efforce de faire au quotidien, en achetant moins mais mieux, en sélectionnant, en ne cédant pas aux sirènes de la consommation de masse, en essayant de garder une certaine éthique dans mes achats (bio, local, commerce équitable...), et surtout en profitant au maximum des promotions, soldes et réductions diverses qui ne manquent pas tout au long de l'année.

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20 anecdotes sur Facebook et son fondateur Mark Zuckerberg

mark-zuckerberg-facebookDans la lignée de mon précédent article sur Steve Jobs et Apple qui a eu un relatif succès, voici 20 anecdotes sur un autre homme mythique dans l'univers des geeks : Mark Zuckerberg, fondateur du réseau social Facebook.

1. Mark Elliot Zuckerberg est né le 14 mai 1984 à White Plains (État de New York). C'est un informaticien et chef d'entreprise américain. Il est le fondateur du site de réseautage social Facebook, dont il est le président-directeur général. Facebook a été lancé en 2004 par Zuckerberg et ses camarades étudiants de l'université Harvard, Eduardo Saverin, Dustin Moskovitz et Chris Hughes. Zuck n'a que 19 ans quand il l'a créé.

2. Il est milliardaire et classé par le magazine Forbes parmi les 400 plus grosses fortunes américaines, avant le défunt patron d'Apple, Steve Jobs. Il est le plus jeune milliardaire du monde, sa fortune personnelle est estimée en 2014 à 30 milliards de dollars.

3. En 2010, Mark Zuckerberg a été désigné « Personnalité de l'année » par le magazine Time et personnalité la plus influente du monde suivi de Steve Jobs.

4. Le big boss de Facebook est un homme timide, qui tient à sa vie privée. «Il n'aime pas parler à la presse, et il le fait rarement, écrit The New Yorker. Il ne semble pas non plus aimer les apparitions publiques qu'on lui réclame de plus en plus.» D'ailleurs, sur son profil Facebook personnel, Mark Zuckerberg a masqué certains des renseignements qui le concernent. Un paradoxe...

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20 secrets et anecdotes sur Apple et Steve Jobs

On ne présente plus la marque Apple, son co-fondateur Steve Jobs ou encore l'iPhone... Mais savez-vous d'où vient le nom "Apple" ? Et Macintosh ? Voici 20 secrets sur cette marque désormais mythique et ses coulisses.

1. Steven Paul Jobs, dit Steve Jobs, est né le 24 février 1955 à San Francisco.

2. Le jeune Steve a passé son enfance en Californie (Etats-Unis). C'est au 2066 Crist Drive, à Los Altos, dans un garage, que seront montés les premiers ordinateurs Apple I.

3. A douze ans, Steve Jobs construit un fréquencemètre à partir de composants électroniques que Bill Hewlett (co-fondateur de la marque HP) a accepté de lui donner après un long coup de fil.

4. Steve Jobs était une sorte de hacker (pirate). En 1971, avec son ami Stephen Wozniak (qui deviendra le co-fondateur d'Apple), il imagine une Blue Box numérique, appareil permettant de téléphoner n'importe où gratuitement en exploitant une faille dans le réseau téléphonique. Comme hacker, Steve Jobs prit le pseudo de "Oaf Torbark."

5. En 1974, Steve Jobs, en mode "hippie", est embauché chez Atari, firme en vogue à l'époque. Son patron l'apprécie, mais moins ses collègues, en raison de son odeur (il pensait qu'à cause de son régime végétalien, il ne produisait pas de mucus et d'odeur corporelle et ne se lavait donc pas).

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L'histoire de la fête des mères : favoriser la natalité

La fête des Mères est une fête annuelle célébrée par les enfants en l'honneur de leur maman. Elle existe dans de nombreux pays et a lieu généralement au mois de mai. En France, elle est célébrée chaque année le dernier dimanche de mai, sauf si ce dernier coïncide avec la Pentecôte, auquel cas elle est reportée au premier dimanche de juin. Mais depuis quand existe-t-elle ? Quelle est l'histoire de cette tradition ?

C'est dans la Grèce antique qu'on retrouve les premières traces de cérémonies à l'honneur des mères. Ainsi, les cérémonies printanières, qui fêtaient le culte de Rhéa (ou Cybèle), la mère des dieux, avaient lieu aux Ides de Mars (le 15 mars) dans toute l'Asie mineure. Une fête romaine célébrait également les mères, lors des Matronales, le 1er mars (c'étaient les Matraliae, du latin mater qui signifie mère). Mais l'avènement des religions monothéistes et en particulier la religion chrétienne mit fin à ces célébrations qui disparurent pendant plusieurs siècles.
Il faut attendre le XVe siècle, avec les Anglais, pour que les mamans soient remises à l'honneur, avec le Mothering Day, qui a lieu durant le Carême.

En France, c'est sous le Premier Empire que l'idée de rendre un hommage officiel aux mères émerge. Napoléon avait imaginé une fête nationale pour célébrer les mères au printemps mais elle ne vit jamais le jour.

C'est finalement en 1906, à Artas, village du Nord-Isère, qu'est célébrée la première "fête maternelle" en France. Artas se revendique ainsi "berceau de la fête des Mères en France". Il s'agissait de récompenser les mères de famille méritantes de la localité, c'est-à-dire celles qui avaient une abondante progéniture. A l'initiative de Prosper Roche, fondateur de l'Union fraternelle des pères de famille méritants d'Artas, une cérémonie en l'honneur de mères de familles nombreuses eut lieu le 10 juin. Deux mères de neuf enfants reçurent un prix de « Haut mérite maternel ».

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La chasse sous l'Ancien Régime, un privilège de la noblesse

En préambule, je voudrais préciser que cet article a pour but d'évoquer l'histoire de la chasse en France, au Moyen Age et sous l'Ancien Régime. Il ne s'agit en aucun cas d'une apologie (ou d'une critique) de la chasse.

Comme vous le savez sans doute, la tradition de la chasse est associée à l'aristocratie. Au Moyen Age, c'était un privilège de la noblesse et des dignitaires de l'État et du clergé. Ainsi, la chasse au grand gibier était une prérogative de nobles et le petit gibier (lièvres, volatiles) était destiné au reste de la population. Certaines zones étaient réservées aux chasses royales : ce sont les capitaineries de chasse, créées sous François Ier.

Un privilège de nobles

Pendant tout le Moyen Age et l'Ancien Régime, la chasse est une distraction de gentilhomme et un privilège seigneurial. Les rois sont de grands chasseurs. Être admis aux chasses royales est un des plus grands honneurs de la cour. Louis XV et Louis XVI étaient tous deux de grands passionnés de chasse. Cette activité leur permettait d'échapper aux pesanteurs de la cour et du protocole que tous deux abhorraient. Louis XVI, dans son journal, évoque ses parties de chasse. A la date du 14 juillet 1789, lorsqu'il y écrit le simple mot : "Rien", beaucoup y voient à tort le signe de son désintérêt face aux événements révolutionnaires, alors qu'il signifie en fait qu'il ne s'est rien passé de notable à la chasse du jour (ou qu'il n'a rien pris). De nombreux autres « Rien » ou « Rien du tout » parsèment son journal, signifiant que le roi n’avait fait aucune prise de gibier ou n’avait pas participé à un événement lié à ses obligations (voyage, cérémonie...).

chasse louis xvi marie antoinette

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